Nice shopping

Comme Par Magie

commeparmagie
Photo prise sur Google image

La boutique Comme Par Magie porte bien son nom. Lorsque l’on se trouve dans le Vieux Nice, il est assez facile de se perdre dans son dédale de rues. Nous pouvons vite avoir l’impression de nous retrouver dans un labyrinthe constitué de nombreuses ruelles pavées, de petits passages et de places.

Alors, si l’on cherche un endroit précis, il n’est pas rare de faire plusieurs détours avant d’arriver à la bonne adresse. La vieille ville semble encore avoir gardé son charme d’antan et nous transporte ainsi à une époque difficile à définir, la Belle Epoque peut-être.

Tout ceci pour vous expliquer comment je suis arrivée, comme par magie, devant cette boutique la première fois. La vitrine m’a tout de suite attirée. J’étais en quelque sorte happée par ce qu’il y avait à l’intérieur, sous le charme de ce lieu enchanteur. Je ne pouvais plus partir sans avoir examiné chaque article présenté sur son promontoire : des bijoux fantaisie, des bijoux de créateur, des bijoux élégants, classiques avec des perles, des pierres naturelles, semi-précieuses, de l’or ou de l’argent, des bijoux plus ethniques avec de la plume, du cuir, de la corde mais aussi des sacs à main, des pochettes, des foulards, des étoles, des soieries, de la dentelle, du voile … Comme par magie, en un instant, j’étais devenue cette pauvre petite Denise débarquée de sa province, tombée en pâmoison Au Bonheur des Dames. Cette maison, comme elle, me « gonflait le cœur, [me] retenait, émue, intéressée, oublieuse du reste. » Comme elle, la première fois, la tentation de rentrer était grande mais je n’osais passer le pas de la porte.

La fois suivante où j’entrais dans ce Babazouk par la rue Pairolière, pour ainsi dire la porte du Souk de la vieille ville, comme les niçois l’appelaient autrefois, envoûtée par les odeurs d’épices, guidée, poussée, comme par magie, par ce déplacement d’air qui s’engouffre dans ces ruelles étroites et profondes, me voilà, à nouveau devant cette échoppe. Encore une fois, je promenais mon regard sur chaque parure, chaque ornement de cette vitrine jusqu’au moment où mon regard se posa sur un article qui retint toute mon attention : des gants, des gants magnifiques, qui semblaient bien nous ramener à la Belle Epoque. Alors, je n’avais plus le choix. L’objet en question semblait avoir pris possession de moi. Le désir de toucher cet article, le désir d’en habiller ma main était plus fort que cette vague peur d’entrer. Je pénétrais donc dans ce bonheur des dames pour y retrouver une collection impressionnante de gants, tous différents, tous d’un chic et d’un raffinement étonnant. Ma peur s’était envolée comme par magie. J’étais autant séduite par les pépites que je venais de découvrir dans ce boudoir aux couleurs poudrées que par sa tenancière, une très jolie femme, distinguée, accueillante, au sourire amicale, à la voix douce et au regard pétillant. Elle sait prendre soin de chacune de ses clientes, en la mettant tout de suite à l’aise, sans l’agresser, sans lui donner l’impression de devoir acheter, simplement en l’accompagnant dans sa quête. Quel bonheur ! Je me sentais, à nouveau, transportée dans un roman d’Emile Zola, à l’époque de la naissance et du développement des grands magasins, de ces palais marchands à la mode Hausmanienne sauf que là, paradoxalement, le bonheur des dames était tout sauf une « usine à fric », un lieu racoleur, cajoleur, où règnent l’anonymat et la consommation de masse, où chaque article est dupliqué en plus d’exemplaires que nécessaire, où chaque client sort rassuré, à la fois, par sa transparence et son appartenance à cette société capitaliste normalisée. Nous sommes loin, ici, d’une machine infernale, d’une machine à vapeur qui absorbe les humains pour les déshumaniser et les réduire à ce petit objet lisse et brillant, apparent épitomé de la personne moderne, j’entends par là, sa carte bancaire bien-sûr. Ici, pas d’ «enfournement de clientes, entassées devant les rayons, étourdies sous les marchandises, puis jetées à la caisse. Et cela réglé, organisé avec une rigueur mécanique, tout un peuple de femmes passant dans la force et la logique des engrenages. »

Si ce que vous recherchez, c’est un moyen de vous distinguer, de sortir de l’ordinaire, sans pour autant, dépenser des sommes faramineuses, vous ne vous laisserez plus séduire par trop de lumière et d’espace, vous ne viendrez plus par hasard dans cette petite boutique, au 8 rue du Pont Vieux. Vous vous laisserez vous aussi transporter, comme par magie, dans cette boutique de proximité à l’atmosphère ouatée car, non, le petit commerce n’est pas encore mort.

Si vous avez envie d’en savoir plus sur mon article « Coup de cœur », rejoignez-moi dans « Nice Coups de Coeur » pour lire la suite. C’est comme il vous plaira. As Nice as you like it!

A tout de suite!

Le 21 février 2017,

By Miss Jam

Comme Par Magie

8, rue du Pont Vieux

06300 Nice

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