« Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle ? »

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Aubade au miroir, photo prise sur leur page Facebook

Toute femme que nous sommes, ces paroles parlent à la petite fille qui se cache encore en nous. Nous avons été bercées, endormies par la lecture de contes de fées où déjà, la beauté était normalisée voire même standardisée et cela ne date pas d’hier. Il faut remonter aux années 30 avec monsieur Walt Disney. Les premières princesses étaient souvent blondes aux yeux bleus comme dans Cendrillon, Alice au pays des merveilles ou encore La Belle au bois dormant ou bien même la Belle et la Bête. Leur chevelure était longue et soyeuse, leur visage enfantin, leurs yeux avec de jolis cils bien recourbés, une bouche légèrement rosée, un teint très clair, une taille fine et bien-sûr des jeunes filles tout d’abord naïves et sans défense qui avaient besoin d’aide, et en particulier du Prince Charmant pour être sauvées. Étrangement, Blanche Neige, la première, en 1937, avait une chevelure noire comme l’ébène qui contrastait avec sa peau très blanche. Elle ressemblait beaucoup aux stars de Hollywood avec sa bouche d’un rouge gourmand, donnant l’impression qu’elle était toujours maquillée. Elle représentait à la fois le bien et le mal, la naïveté et le péché originel, symbolisé par cette pomme aussi rouge que sa jolie bouche, l’objet défendu, la tentation personnalisée.

Les couleurs claires et pastel évoquaient et évoquent encore maintenant la douceur, la discrétion, l’élégance et le côté angélique de la femme alors que les couleurs foncées ou plus vives étaient assimilées au manque de délicatesse, à la vulgarité et au coté plus sombre et diabolique de l’âme féminine. De nos jours, le rouge par exemple, symbolise toujours l’impertinence, la séduction, la tentation et le noir, le mystère, le deuil ou tout simplement la sobriété en opposition au blanc qui représente la pureté et l’innocence.

Et oui, depuis notre plus tendre enfance, on nous impose un modèle à suivre. Nous baignons dans un univers encore trop souvent stéréotypé et manichéen. Il faut être belle ! Le culte du corps et de l’apparence semblent prévaloir sur le culte de l’intelligence. Néanmoins, on peut constater que les canons de beauté évoluent avec le temps mais aussi en fonction des cultures. J’aime beaucoup l’Atlas de la Beauté de Mihaela Noroc, une photographe Roumaine qui parcourt le monde pour illustrer la diversité de la beauté naturelle des femmes, imprégnées de leur culture. 

http://theatlasofbeauty.com/ 

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@MihaelaNorocPhoto, from The Atlas of Beauty.  « Folk dancer dressed in her performing outfit last year in Harar, Ethiopia »

 

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@MihaelaNorocPhoto, from The Atlas of Beauty. « Maria was shy in front of the camera.  I met her one month ago in the colourful market of Chichicastenango, a small town from Guatemala. »

Vous pouvez aussi suivre son projet en allant sur sa page Facebook où vous pourrez lire ceci: « Beauty is diversity. And I travel the world to discover it. » ou encore son compte Instagram. 

https://www.facebook.com/MihaelaNorocPhoto/

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@MihaelaNorocPhoto, from The Atlas of Beauty.  « Eleonora is from Saint Petersburg, Russia, where I met her last year. She studies ballet at Vaganova Academy, among the world’s most prestigious. »

J’aime bien aussi cette petite vidéo qui résume en 3 minutes, l’évolution des canons de beauté  sur 3000 ans :

http://www.terrafemina.com/forme/bien-etre-beaute/articles/53261-levolution-des-canons-de-beaute-depuis-3000-ans-en-3-minutes.html

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Alors, ça veut dire quoi « être belle » ? Est-ce que cela veut dire ressembler à tout le monde ? Chercher à être dans la norme ? Et la norme, c’est quoi ? Qui l’impose ? Qui la choisit ? Notre société de consommation ? Le gouvernement ? Les entreprises ? Les créateurs de mode ? Les magazines ? Devons-nous toujours rechercher la perfection ? Les proportions idéales ? La symétrie parfaite liée au nombre d’or ? La beauté est-elle universelle ? Naturelle ou artistique ?

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Shopping et Talons Aiguilles

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HELMUT NEWTON ESTATE, Au fond du Galetas

Il n’est pas facile de courir les magasins toute une journée en talons aiguilles, en particulier dans le Vieux Nice où les ruelles sont pavées. On se tord rapidement les chevilles, et si comme moi, vous avez beaucoup de chance, vous risquez même de coincer votre superbe stiletto dans une bouche d’égout.
Dans ce cas là, plusieurs possibilités : votre escarpin vernis rouge vermillon devient une oeuvre d’art contemporain, une sorte de « Ready Made » à la Marcel Duchamp. Vous continuez alors de marcher à cloche-pied et en clopinant dignement ; ce qui n’est pas chose aisée en talon aiguille. Ou vous décidez de récupérer coûte que coûte votre précieux soulier surtout si c’est un Louboutin, en tirant dessus de toutes vos forces, au risque de transformer votre chaussure super sexy en ballerine super « destroy » et de passer pour une folle hystérique en demandant de l’aide au premier passant survenu.

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Mon premier coup de cœur!

La boutique Comme Par Magie porte bien son nom. Lorsque l’on se trouve dans le Vieux Nice, il est assez facile de se perdre dans son dédale de rues. Nous pouvons vite avoir l’impression de nous retrouver dans un labyrinthe constitué de nombreuses ruelles pavées, de petits passages et de places. Alors, si l’on cherche […]

Si vous êtes en train de lire ceci, c’est que vous avez suivi mon conseil, après avoir lu l’article sur la boutique Comme Par Magie dans Nice Shopping et que vous avez envie d’en savoir plus sur cet article « Coup de cœur » de la boutique

Ici, c’est l’artisanat et le savoir faire local qui sont mis à l’honneur avec ces gants dont je ne vous ai toujours pas dit le nom. Je suppose qu’il est grand temps maintenant de vous en dévoiler tous les secrets. Continuer à lire … « Mon premier coup de cœur! »

Les « Icônes » de Helmut Newton

Exposition au Musée de la Photographie Charles Nègre à Nice

Du 17 février au 28 mai 2017

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Je suis en train de marcher sur le Boulevard Jean Jaurès, le long de la Coulée Verte, lorsque j’entends s’approcher le tramway. Mon regard est tout de suite capté par cette affiche placardée sur la voiture. J’ai juste le temps de lire avant que le tramway ne poursuive sa route.

Je suis intriguée par cette photo dont les couleurs et le style me rappellent instantanément le photo réalisme du peintre écossais contemporain, Jack Vettriano. Cela m’évoque tout de suite « The Parlour of Temptation » : Un canapé sombre, une femme sexy en robe rouge et hauts talons, en train de fumer, deux personnages dont un, dont on ne voit que le corps. Même si les couleurs ne sont pas attribuées aux mêmes éléments, même si pour l’un, il s’agit de deux femmes et pour l’autre, d’un homme et d’une femme, j’ai l’impression de retrouver une même ambiance tamisée, lourde de sous entendus, des couleurs saturées par la lumière, un travail de la symétrie, un jeu entre la présence et l’absence, entre celui qui est dans le cadre, « the insider », et celui qui sort du cadre, « the outsider », un jeu d’ombres et de lumières, d’horizontalité et de verticalité où il semble se créer un rapport intime entre dominant et dominé.

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« The Parlour of Temptation » Jack Vettriano

Évidemment, j’ai eu une envie irrésistible de découvrir sur le champ cette exposition « Icônes ». Je me demandais d’ailleurs alors, si l’œuvre présentée sur l’affiche était bien une photo car je ressentais un fort potentiel pictural dans ce « print » qui disparaissait déjà avec le tram.

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Comme Par Magie

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photo prise sur Google image

La boutique Comme Par Magie porte bien son nom. Lorsque l’on se trouve dans le Vieux Nice, il est assez facile de se perdre dans son dédale de rues. Nous pouvons vite avoir l’impression de nous retrouver dans un labyrinthe constitué de nombreuses ruelles pavées, de petits passages et de places.

Alors, si l’on cherche un endroit précis, il n’est pas rare de faire plusieurs détours avant d’arriver à la bonne adresse. La vieille ville semble encore avoir gardé son charme d’antan et nous transporte ainsi à une époque difficile à définir, la Belle Epoque peut-être.

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